Au 28 septembre 2026, le chauffage le moins cher à l’usage est le bois bûche (0,060 € le kWh de chaleur), suivi de près par la pompe à chaleur air/eau (0,067 €), puis des granulés (0,102 à 0,104 €). Le fioul (0,211 €), le propane (0,209 €) et les radiateurs électriques (0,200 €) sont les plus chers. Pour chauffer toute une maison, et pas seulement une pièce, la pompe à chaleur air/eau est la solution la moins chère à l’usage.
Prix du baromètre 7monÉnergie, édition Octobre 2026, relevés du 28 septembre 2026. Rendements et hypothèses : méthodologie.
Mise à jour du 3 octobre 2026 : ajout du prix du kWh avant rendement pour chaque énergie, et d’une section sur les limites d’un classement au kWh. Prix inchangés depuis le 30 septembre (baromètre d’octobre 2026). Depuis le 1er septembre 2026, les poêles n’ont plus droit à MaPrimeRénov’.
Le classement par prix du kWh utile
Le kWh utile est la chaleur réellement restituée dans le logement. On part du prix du kWh acheté, puis on applique le rendement de l’appareil (ou le COP pour une pompe à chaleur).
| Rang | Énergie | Prix du kWh acheté (PCI) | Rendement retenu | Prix du kWh utile | Budget énergie annuel (100 m²) |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Bois bûche (poêle récent) | 4,9 c€ (≈ 98 € le stère) | 82 % | 0,060 € | ≈ 660 € |
| 2 | PAC air/eau | 20,0 c€ (électricité) | COP 3 | 0,067 € | ≈ 740 € |
| 3 | Granulés (chaudière ou poêle) | 9,4 c€ (431 € la tonne en vrac) | 92 % / 90 % | 0,102 à 0,104 € | ≈ 1 120 à 1 140 € |
| 4 | Gaz naturel (condensation) | 16,2 c€ (14,56 c€ facturés en PCS) | 95 % | 0,170 € + abonnement | ≈ 1 870 € + 361 € d’abonnement (≈ 2 230 €) |
| 5 | Électricité (radiateurs) | 20,0 c€ | 100 % | 0,200 € | ≈ 2 200 € |
| 6 | Propane (condensation) | 19,9 c€ (≈ 2 540 € la tonne) | 95 % | 0,209 € | ≈ 2 300 € |
| 7 | Fioul (condensation) | 19,0 c€ (1 899 € les 1 000 L) | 90 % | 0,211 € | ≈ 2 320 € |
Maison de 100 m² moyennement isolée (DPE D), environ 11 000 kWh de chaleur par an. Conversions du site : 2 000 kWh par stère de bois sec, 4 600 kWh par tonne de granulés, 10 kWh par litre de fioul ; pour le gaz, le prix facturé en kWh PCS est multiplié par 1,11. Détail des prix : prix des énergies en octobre 2026.
Bois et PAC air/eau sont proches (≈ 10 % d’écart au kWh utile). Le fioul est devenu l’énergie la plus chère, devant l’électricité. Abonnement compris, le gaz (≈ 2 230 €) revient un peu plus cher que les radiateurs électriques (≈ 2 200 €) ; hors abonnement, il reste moins cher. Prix détaillés : prix du gaz au kWh et prix de l’électricité au kWh.
Le prix du kWh ne dit pas tout
Un classement au kWh est un bon point de départ. Il ne suffit pas pour choisir. Quatre éléments peuvent inverser le verdict :
- L’investissement. Garder ses radiateurs électriques ne coûte rien à l’achat. Une PAC air/eau coûte 15 000 € par défaut dans notre simulateur, une chaudière à granulés 18 000 €. Il faut des années d’économies pour rembourser cet écart (voir le coût sur 10 ans ci-dessous).
- Le rendement réel de votre appareil. Les prix ci-dessus valent pour des appareils récents. Un vieux poêle à bois (rendement 45 %) fait payer le kWh de chaleur 0,109 €, plus cher qu’un poêle à granulés récent. Une chaudière gaz ancienne (70 %) monte à 0,231 € le kWh de chaleur, plus cher que le fioul en condensation.
- Le logement. Une maison mal isolée a besoin de beaucoup plus de chaleur : chaque écart de prix au kWh se multiplie. Une maison bien isolée réduit l’enjeu, et un investissement lourd devient plus long à rentabiliser.
- Ce que l’appareil chauffe vraiment. Un poêle n’est pas un chauffage central. Il chauffe la pièce où il est installé. Dans une maison à pièces fermées, ou à étage, il faut garder un autre chauffage pour les chambres et la salle de bains.
Le vrai classement : le coût total sur 10 ans
Pour comparer sérieusement, il faut additionner l’investissement, l’énergie et l’entretien. C’est le coût total de possession.
Hypothèses : 11 000 kWh par an, prix constants du 28 septembre 2026, investissements par défaut et entretien du simulateur, hors aides, hors abonnements.
| Solution | Installation | Énergie 10 ans | Entretien 10 ans | Total hors aides | MaPrimeRénov’ par geste |
|---|---|---|---|---|---|
| Poêle à bois (maison ouverte) | 5 000 € | 6 600 € | 1 100 € | 12 700 € | Non |
| Poêle à granulés (maison ouverte) | 7 000 € | 11 400 € | 2 200 € | 20 600 € | Non |
| Radiateurs électriques (existants) | 0 € | 22 000 € | 100 € | 22 100 € | Non |
| Chaudière gaz à condensation neuve | 4 000 € | 18 700 € | 1 500 € | 24 200 € + 3 610 € d’abonnement | Non |
| PAC air/eau | 15 000 € | 7 400 € | 2 800 € | 25 200 € | 3 000 à 5 000 € selon revenus |
| Chaudière fioul existante | 0 € | 23 200 € | 2 000 € | 25 200 € | Non |
| Chaudière à granulés | 18 000 € | 11 200 € | 2 200 € | 31 400 € | Non |
Ce que dit ce tableau :
- Le poêle à bois est le moins cher sur 10 ans, à une condition : qu’il couvre tout le besoin. Cela suppose une maison ouverte et une présence quotidienne. Dans une maison à pièces fermées, il faut garder un autre chauffage.
- Pour chauffer toute la maison, la comparaison se joue entre PAC air/eau, chaudière gaz et chaudière à granulés. Avec MaPrimeRénov’, la PAC air/eau descend à 20 200 à 22 200 €.
- Sur 10 ans, l’investissement pèse lourd. Chaque année, la PAC coûte ≈ 740 € d’énergie, contre ≈ 1 870 € + 361 € pour le gaz. Plus la durée s’allonge, plus l’écart joue pour elle.
Le simulateur ajoute des scénarios de hausse des prix, énergie par énergie. Toutes les hypothèses sont publiées dans la méthodologie.
Le bois bûche : le kWh le plus bas, pour une pièce
Au 28 septembre 2026, le bois bûche coûte ≈ 98 € le stère de bois sec livré (70 à 110 € selon les régions), soit 0,049 € le kWh et 0,060 € le kWh utile dans un poêle récent. C’est le plus bas des énergies suivies par le baromètre, juste devant la PAC air/eau (0,067 €). Son prix est stable : c’est un marché local, peu exposé aux cours internationaux. Détail du prix du stère : prix du bois de chauffage.
Le simulateur retient 5 000 € pour un poêle à bois posé. Depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov’ ne le finance plus. Restent la prime CEE (montant variable) et la TVA à 5,5 %. L’entretien se résume à un ou deux ramonages par an.
La contrepartie : stocker le bois au sec, recharger le poêle toutes les 2 à 6 heures, accepter une température moins régulière qu’avec un thermostat. Et surtout, un poêle chauffe la pièce où il est installé. Les pièces fermées restent plus fraîches, rien ne chauffe pendant vos absences, et il ne produit pas d’eau chaude.
Entre les deux, le poêle mixte brûle du bois et des granulés. Avec moitié bois, moitié granulés, l’énergie revient à ≈ 900 € par an pour 11 000 kWh de chaleur : plus cher que le bois seul, moins que les granulés seuls, avec l’alimentation automatique des granulés quand personne n’est là pour recharger. Le site spécialisé poele-mixte.fr détaille son fonctionnement.
La PAC air/eau : le confort de toute la maison
La PAC air/eau chauffe toute la maison par les radiateurs ou le plancher chauffant :
- Avec un COP réel de 3 en rénovation, elle consomme trois fois moins qu’un radiateur électrique : 0,067 € le kWh utile au 28 septembre 2026.
- Elle garde MaPrimeRénov’ : 3 000 à 5 000 € selon les revenus, rien pour les revenus supérieurs. La prime CEE s’ajoute (montant variable).
- Elle peut produire l’eau chaude sanitaire.
- Elle se branche sur vos radiateurs existants ou un plancher chauffant.
Son point faible : l’investissement (15 000 € par défaut dans le simulateur), et un COP qui baisse par grand froid. Pour vérifier si votre maison s’y prête (radiateurs, isolation, climat), le site spécialisé 7mapac.fr entre dans le détail.
Son équivalent au granulé est la chaudière à granulés : 18 000 € par défaut, 0,102 € le kWh utile, sans MaPrimeRénov’ par geste. Le duel est détaillé ici : granulés ou pompe à chaleur.
Le mix bois + PAC : pour le grand froid, pas pour l’économie
Certains foyers combinent les deux :
- La PAC chauffe toute la maison et produit l’eau chaude.
- Le poêle à bois prend le relais dans la pièce de vie par grand froid, quand le COP de la PAC baisse.
Au kWh utile, les deux sont proches (0,060 € contre 0,067 €, ≈ 10 % d’écart). Le mix n’apporte donc pas d’économie notable sur l’énergie. Il apporte de la sécurité par grand froid et en cas de coupure. Il coûte deux investissements : 5 000 € + 15 000 € par défaut. Détail : poêle à bois ou pompe à chaleur.
Les chauffages les plus chers en 2026
Au 28 septembre 2026 :
- Fioul : 0,211 € le kWh utile, l’énergie la plus chère. Le fioul a pris 54 % en un an (1 899 € les 1 000 litres). L’installation d’une chaudière fioul neuve est interdite depuis le 1er juillet 2022. La dépose de la cuve reste aidée par MaPrimeRénov’. Remplaçants possibles pour toute la maison : PAC air/eau, chaudière à granulés, gaz si le réseau passe, réseau de chaleur. Comparatif chiffré : fioul ou pompe à chaleur.
- Propane : 0,209 € le kWh utile au prix moyen d’août 2026, avec des contrats allant de 1 506 à 3 884 € la tonne. Renégocier son contrat est le premier levier.
- Radiateurs électriques : 0,200 € le kWh utile, aucune aide. En contrepartie, aucun investissement ni entretien. Un radiateur à bain d’huile a le même rendement qu’un convecteur (100 %) : utile en appoint ponctuel, coûteux en chauffage principal.
- Gaz : 0,170 € le kWh utile, mais 361 € d’abonnement par an. Le prix du kWh a pris 48 % depuis janvier 2026 : voir le prix du gaz au kWh.
FAQ
Le bois est-il vraiment le chauffage le moins cher ?
Au kWh utile, oui, d’environ 10 % : 0,060 € contre 0,067 € pour une PAC air/eau au 28 septembre 2026. Sur 10 ans, le poêle à bois ressort le moins cher (≈ 12 700 € tout compris), mais seulement s’il chauffe toute la maison. Cela suppose une maison ouverte et une présence quotidienne. La contrepartie : la manutention et le stockage.
Quel est le chauffage électrique le moins cher ?
La pompe à chaleur. Une PAC air/eau (COP 3) produit le kWh de chaleur à 0,067 €, une PAC air/air qui chauffe toute la maison (COP 2,7) à 0,074 €. Tous les radiateurs électriques, eux, donnent 1 kWh de chaleur pour 1 kWh consommé : convecteur, panneau rayonnant, inertie ou bain d’huile reviennent au même prix, 0,200 € le kWh de chaleur. Le type de radiateur change le confort, pas le prix du kWh.
La PAC est-elle rentable ?
Cela dépend du chauffage remplacé. Dans l’exemple de notre méthodologie (100 m², DPE D, 14 000 kWh par an, chaudière gaz ancienne remplacée, hausses de prix modérées), la PAC air/eau est rentabilisée la 7e année, hors aides. Face à une chaudière gaz neuve, sur 10 ans et à prix constants, les deux sont proches.
Et pour une maison mal isolée ?
Isolez d’abord. Un chauffage performant dans une passoire thermique chauffe surtout l’extérieur. Le simulateur tient compte de votre niveau d’isolation pour donner une estimation réaliste.
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