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Scénarios de chauffage 100 % indépendants

Scénarios de chauffage : bois, granulés, PAC selon votre climat et votre maison

Début de saison, hiver humide, grand froid : le bon choix dépend de votre logement (isolation, ventilation, humidité), de la météo locale et de votre usage réel. Cette page vous donne une lecture claire des scénarios de chauffage pour décider sans tomber dans le “tout électrique”, “tout PAC” ou “tout bois”.

Choisir son chauffage : la checklist en 30 secondes

  1. Maison humide (murs froids, odeur, condensation) ? Traiter ventilation/humidité en priorité.
  2. Combles/toiture isolés ? Sinon, c’est souvent le meilleur “quick win”.
  3. Ponts thermiques / fuites d’air (trappes, menuiseries) : à corriger avant de surdimensionner.
  4. Climat : hiver humide/doux vs froid/sec/altitude = solutions qui performent différemment.
  5. Usage : présence journée, pièces occupées, besoin de régulation fine.
  6. Budget : investissement vs coût annuel (à chiffrer sur 10 ans).

👉 Pour chiffrer rapidement : lancer le simulateur.

Les bases à vérifier

1) Isolation et ventilation : avant tout choix de chauffage

Une maison qui perd trop de chaleur ou garde l’humidité restera inconfortable, quel que soit l’appareil installé. L’enveloppe (isolation + étanchéité) et la ventilation peuvent représenter une part majeure du confort ressenti.

  • Isoler les combles/toiture : souvent le premier levier d’économie.
  • Limiter les ponts thermiques (murs, menuiseries, plancher bas).
  • Assurer une ventilation régulière (VMC, entrées d’air).

Une maison humide renforce la sensation de froid : on pousse le chauffage sans traiter la cause. D’où l’intérêt de corriger en priorité ventilation + points d’humidité.

Dans beaucoup de cas, une amélioration d’isolation + une ventilation corrigée apportent plus de confort qu’un changement d’appareil. 👉 Voir le guide isolation (ROI) · Version technique (R, pare-vapeur, ITE/ITI)

Le chauffage vient ensuite compléter ce travail : son rôle est de compenser les déperditions restantes, pas de rattraper une isolation inexistante ou une humidité permanente.

! Installer un poêle ou une PAC surdimensionnée dans une maison humide, c’est souvent cumuler inconfort, encrassement et facture décevante. Une maison qui “respire” correctement change tout.

👉 Compare aussi les systèmes : Pompe à chaleur · Énergie bois · Granulés

Votre climat compte.

Pour des scénarios plus réalistes, consultez votre région :

Saison après saison

2) Début de saison, mi-saison, fin de saison : des besoins différents

Début de saison (octobre – novembre)

La maison est encore fraîche et souvent humide. L’objectif est de remettre le logement en température en chassant l’humidité, sans surchauffer.

SolutionPoints fortsPoints à surveiller
Poêle à boisChaleur sèche, aide à assécher le logement.Tirage parfois moins stable au tout début de saison.
Poêle à granulésProgrammation, montée progressive.Surconsommation si trop puissant / mal réglé.
PAC air/airTrès bon rendement par temps doux.Peut être moins confortable si l’air intérieur est trop humide.
Radiateurs électriquesCorrects en appoint sur quelques heures.Peu adaptés en continu sur grandes surfaces.
Début de saison = remettre à niveau la maison. Des chauffes régulières à 19–20 °C suffisent souvent si l’humidité est maîtrisée.

Mi-saison (décembre – février)

Période la plus énergivore. C’est là que l’on voit si l’installation est bien dimensionnée.

  • Poêle à bois : très bon coût au kWh si correctement dimensionné.
  • Poêle à granulés : confort et régulation fine.
  • PAC : rendement qui baisse quand les températures chutent.
  • Gaz/fuel : stable, mais coût souvent plus élevé.

Si la pièce principale dépasse souvent 24 °C alors que d’autres pièces restent froides, ou si l’appareil tourne en permanence au ralenti, il y a probablement un problème de puissance ou de répartition.

👉 Pour comparer sur 10 ans : simulateur 7monenergie.

Fin de saison (mars – avril)

Les besoins baissent mais restent irréguliers. On alterne journées douces et soirées fraîches.

  • Granulés : mode éco / modulation basse.
  • PAC : très économique par temps doux.
  • Bois : parfois trop puissant s’il est surdimensionné.
  • Électrique : appoint ponctuel pertinent.

Dans ces périodes, la finesse de régulation compte plus que la puissance brute.

Selon la météo locale

3) Hiver humide, hiver froid, automne doux : qui s’en sort le mieux ?

Hiver humide (Bretagne, Normandie, Pays de la Loire…)

L’humidité renforce la sensation de froid. Même à 20 °C, on peut “avoir froid”.

  • Bois : chaleur sèche souvent très confortable.
  • Granulés : apport régulier, bonne stabilité.
  • PAC : intéressante si les températures restent souvent positives.
! Dans un climat humide, un poêle surdimensionné utilisé au ralenti encrasse vite le conduit (bistre/créosote) et peut augmenter les risques de feu de conduit.

Hiver froid et sec / altitude

Les écarts de température sont plus forts, les besoins en puissance augmentent.

  • Bois (avec ou sans accumulation) : très adapté.
  • Granulés : confort et autonomie.
  • PAC : rendement en baisse, appoint souvent nécessaire.

Ici, bien dimensionner est essentiel pour éviter sous-chauffe ou surconsommation.

Automne doux

Période idéale pour tester les réglages et l’équilibre des pièces.

  • PAC très performante.
  • Granulés en puissance réduite.
  • Bois en usage “plaisir + appoint”.
  • Électrique : suffisant pour quelques heures le soir.
Types d’installations

4) Poêle, PAC, radiateurs : dans quels scénarios sont-ils pertinents ?

Poêle à bois (classique ou avec accumulation)

Très intéressant dans les régions humides ou froides, surtout si la pièce de vie est centrale.

  • Chaleur douce, naturelle, très appréciée.
  • Accumulation : restitution sur plusieurs heures.
  • Nécessite un bon dimensionnement et une fumisterie adaptée.

👉 Découvrir l’énergie bois

Poêle à granulés

Compromis intéressant entre confort, automatisme et coût au kWh.

  • Démarrage automatique, programmation, modulation.
  • Très adapté aux débuts et fins de saison.
  • Sensible à la qualité du granulé et à l’entretien.

👉 Voir l’analyse granulés

PAC air/air et radiateurs électriques

La PAC profite de très bons rendements par temps doux. Les radiateurs restent adaptés pour petites surfaces ou appoint.

  • PAC idéale dans les régions à hiver doux / mi-saison.
  • Radiateurs : solution simple pour studio, chambre, bureau.
  • Moins adaptés aux grandes maisons mal isolées.

👉 Comprendre la rentabilité d’une PAC

Attention au surdimensionnement d’un poêle à bois

Un poêle plus puissant n’est pas plus confortable. S’il est surdimensionné :

  • la pièce principale dépasse 24–26 °C ;
  • vous fermez l’air en permanence ;
  • les vitres noircissent, le conduit s’encrasse ;
  • le risque de bistre et de feu de conduit augmente.

Le bon poêle est celui qui peut fonctionner régulièrement à 70–100 % de sa puissance nominale, sans transformer le salon en sauna.

👉 Voir les critères de choix côté énergie bois

Maillage interne (guides)

Aller plus loin : isolation, énergies et aides

Pour décider “proprement”, on combine toujours enveloppe (isolation), énergie et aides.

Tester vos scénarios avec le simulateur 7monenergie

En quelques minutes, vous comparez plusieurs scénarios (bois, granulés, PAC, énergie actuelle) en tenant compte de votre région, de l’isolation et de vos habitudes.

Simulation gratuite et sans engagement. Vos coordonnées ne sont partagées à un artisan que si vous donnez votre accord.

Sources & repères

Les informations ci-dessus sont des ordres de grandeur et des repères de choix. Les performances réelles varient selon le logement, la pose, l’entretien et le climat.

  • Références générales : ADEME (rénovation, chauffage, isolation), CRE (énergie), retours terrain d’installateurs.
  • Point clé : dimensionnement + enveloppe + ventilation sont déterminants pour le confort et la facture.

Pourquoi vous ne conseillez pas une seule énergie “idéale” ?

Parce que le meilleur choix dépend de la maison, du climat, du budget et des usages. Une PAC peut être excellente dans une maison isolée en Bretagne, mais peu pertinente dans une longère non rénovée en montagne.

Faut-il d’abord isoler avant de changer de chauffage ?

Idéalement oui, au moins sur les postes simples (combles, fuites évidentes). Cela évite de surdimensionner et améliore le confort à investissement souvent raisonnable.

Travaillez-vous avec des artisans partenaires ?

Oui, via 7monartisan : l’objectif est de vous mettre en relation avec des professionnels sélectionnés, en clarifiant les enjeux de dimensionnement, d’isolation et de fumisterie.